Jeudi 17 avril 2008
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15:50
-"Pan, pan! Merlin t'es mort!
-Quoi? Merlock lève les yeux et voit une flûte..
-Bonjour homme blanc..Où est ta compagnie?
-Ils font la bringue..Moi je voulais des sucs de Roche invisible, y en a par là..Et toi, qui es-tu, et d'abord j'en ai marre de voir des oiseaux ou des objets m'interrompre dans ma communion avec
Nature..Pourquoi as-tu dis "pan t'es mort?"
-Juste pour que tu regardes en l'air, et pour que tu saches, Merlin, tu es divinité incarnée et il faut que tu laisses Morgan..
- Y EN A MARRE!!! Je fais ce que je veux, et si Morgan est près de moi c'est ainsi, c'est brave fille, j'ai de l'attachement pour elle et ça ne te regarde pas..Va chanter ailleurs!
-Je suis là pour te guider, écoute-moi..
La flûte n'eut pas tôt fait de baisser son bec qu'une pierre la cassa en deux, chaque morceau allant finir en morceaux plus petits sur les roches, où aucune mousse n'amortit le moindre choc.."Merci
chers minéraux" se dit Merlin, puis il partit plus loin, se disant "Merzhin, Marzhin, Machin, m'en fous, suis là et puis c'est tout, je suis immortel ça , ça me gave un peu mais bon..Divinité
toi-même, retourne au bois de ta fabrication, instrument de malheur!"
Par alynet
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Mercredi 16 avril 2008
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08:20
Merlin et Morgan s'en allaient bras dessus, bras dessous, quand un cerf fort beau ma foi, arrive vers eux:
-Regarde Merlock, ce cerf est si beau...
-c'est vrai ma caille; holà cerf, que fais-tu là, boiseries et forêts sont à mille lieues..
-Tiens chouette un humain qui me parle, m'entendera-t-il si moi je m'adresse à lui? Bonjour Homme, je recherche un point d'eau afin de m'abreuver car j'ai couru vingt mille lieues fuyant Chasseur
et Femme rouge..
-Oui, je les ai rencontrés, ne t'inquiète pas, je les ai mouchés, ils sont partis queue basse, je pense qu'ils ont ouvert à cette heure une épicerie près de Broquignol-les-oilles, c'est la vision
que j'ai..Tiens, j'ai des visions? s'interloqua Merlin.
-Va bel animal, à droite je pressens une source claire et pure, vingt foulées pour tes sabots. Tiens? j'ai des pressentiments? se dit Morgan..
-T'es à l'ouest Mog', il n'a pas de sabots..
-Comment m'as-tu appelée vieux schnok! Si, regarde, il y a du bois..
-Oui, sur son crâne, pas aux pattes! et " vieux","vieux", hey, tu t'es regardée avec tes rides aux nez?
-Goujat, c'est faux! Et toi t'es sec comme une branche morte depuis cent ans!
-HOLA HUE HO! Salut les Gueux! cria Panurge qui arrivait avec douze de ses Goules et force vins de toutes régions de France (et la France s'étendait au monde..) Allez grand feu, joie et beuverie,
amis!
Par alynet
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Mardi 15 avril 2008
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19:20
Merlin vit d'un coup voler puis s'écraser le hibou, tout près de lui..
-" Bonjour Merlin, je suis Ela, j'ai entendu ce que te disait ce hibou, ne l'écoute pas: tu dois faire tes choix, mais si l'on peut t'aider...Ton chérubin s'épuise à te souffler de patients
conseils puis de douces réprimandes; il est au temple 13 degrés ouest 1775 unités de lumière escalierC, il est sous anti-dépresseurs, mais ça ira..Il se donne pour toi tu sais, il veut progresser
lui aussi, et puis tes deux guides se sont suicidés, alors..Bref, Merlin, écoute, je suis une fée divine et je viens te mettre en garde: tu ne sais plus où tu en es: tu aimes Morgan et tu la
traites comme une moins que rien, tu arrivais, là, à douter de la loyauté de ton ami..
A ce moment, le hibou, remis de sa chute se dit "fichtre! j'ai mangé trop de boulettes, cette vieille musaraigne faut dire avait un goût de pot-au-feu crâmé..Puis déguerpit, voyant les humains et
un truc brillant trop près de lui...
.-Que me dis-tu là, femme brillante? Je sais très bien où j'en suis, je n'ai besoin de personne! va faire tes coutures de papillons, file!
-Roh...On m'avait dit que tu avais un caractère de cochon..
-Cochonne toi-même, file, te dis-je
Puis la fée prit sa robe et sa baguette, fit volte paillettes, Morgan émergea et dit: "où suis-je? Des papillons volent sur des hibous et un vieux parlait avec voix douce de femme..?"
Par alynet
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Mardi 15 avril 2008
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06:50
-"Bravo Merlin! Serais-tu sensible, finalement?
-Qui parle encore? qu'est-ce cette diablerie!?
-Holà, calme-toi, aie confiance...Je suis ton ami...
-Hein? j'ai pas d'ami, sauf Obélox, que j'ai oublié tiens, zut! Il est endormi je lui télépathe "Obélox! Obélox..Réveille-toi, tu peux rentrer à Rennoise-La-Bretonne...Excuse, plus besoin de toi
mon pote..."
-Ah...T'es sûr que c'est un pote?
-Quoi, que veux-tu volatile, instituer le doute en ma caboche? Fichtre fous le camp, Obélox a toute ma confiance.
-Tout doux, ami, mais méfie-toi, tes connaissances sur le genre humain sont peut-être limitées, réfléchis..
Là-dessus le hibou s'envole et disparaît..
-C'est ça, va faire tes boulettes, et coupe-toi la langue!
Merlin se baisse sur Morgan toujours chez Morphée, fronce les sourcils et pense aux oiseaux de mauvaise augure qu'on met sur sa route, pensant à son pote un peu couillon mais tellement
serviable...Ne pas se poser trop de questions et vivre au soleil qui se lève puis qui se relève, telle est ma philosophie..pensait-il.
Ce fichu hibou réussissait à moitié son coup: un combat mental advenait, que les yeux sur Morgan ne calmaient pas...
Par alynet
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Dimanche 13 avril 2008
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09:42
-Holà! Gens! Auriez-vous eau par hasard?
-Hein? regarda l'homme
-Mon Dieu ses cheveux! dit la femme.
-Oui, êtes-vous sourds? dit Merlin, délicat comme d'habitude.Puis Merlin eut le temps d'observer ce couple antinomique mais uni dans la bêtise; voici ce que Merlin se dit, homme rude encore mais
sur le chemin du juste:
"Cet homme chasse, il a une peau d'élan, des flèches et une hache..Elle, la gueuse, a une fourrure et des couleurs artificielles sur la goule...Il fut interrompu par la femme:
-Hey, viok, saurais-tu où je peux trouver des Chinchilas et la fleur rouge dont on peut extraire la poudre de goule?
-Hein? Merlin réfléchissait..
-Oui, bouffon, tu as l'air d'un de ces druides mal embouchés qui courrent les forêts...Parle!
-Non mais, pour qui vous prenez-vous? Moi j'ai d'abord demandé de l'eau pour faire revenir ma dame..Je suis plutôt un troubadour amoureux qu'Aliénor décorerait, et vous deux imbéciles qui, l'un se
prend pour un Homme Premier qui doit survivre au Néolithique, et l'autre vulgaire qui croit qu'en peignant sa goule de rouge elle sera plus aimée, en plus de se parer de fourrures d'animaux dont
elle ne mériterait pas un poil! Moi-même ayant trois cheveux, est-ce pour autant que je prends crinière de lion et sève d'arbre pour fixer le tout sur mon crâne? Allez passez votre chemin et
pensez, ou je vous change en bouse de vache, galeux! Du balai!
Et l'on vit les deux ignares partir, outrés, queue basse, puis au-dessus d'eux, deux anges bébés tout rose, émerveillés de vie naissante...
Par alynet
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Dimanche 13 avril 2008
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09:15
Merlin qui ne comprenait rien, qui regardait l'horizon méditant sur cette lumière l’interpellant, ces sensations de discorde puis de paix, était du coup
emporté dans un engourdissement divin dont il ne saisissait pas la cause...Puis il revint du trouble, ramassa son oeil, vit Morgan étendue, des fourmis lui passant sur le front qui s'en allaient et
venaient imperturbables, aveugles, avec leur boulettes minuscules minérales, végétales, où de petites bêtes comprennent mieux que les hommes, mais où seul l'homme peut contempler un beau visage,
dans un sentiment d'amour épuré et contemplatif , ce que faisait Merlin les yeux sur Morgan, se disant "Pourquoi, mais pourquoi donc aimé-je cette femme qui me casse les pieds et les
fioles??"
Par alynet
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Samedi 12 avril 2008
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13:44
Et l'Ange dit, qui se tenait reculé, ahuri par tant d'humanité étalée: "Que Dieu prenne conscience que l'oubli perdure dans les limbes du cosmos, et qu'il est
bien temps de se ressourcer, ô, Seigneur!"
Puis une pluie fine mais forte vint abreuver les chênes hauts de Fontaine-Belle- Eau, tandis que les grenouilles ouvrirent un oeil et que les mollusques terrestres déployèrent leur colimaçon
de nacre en antennes souples, à l'affût de la Vie.
Par alynet
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Samedi 12 avril 2008
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13:26
"MAIS ENFIN !! Tonna Socrate du ciel, arrivant tel un ange gris de cheveux et de barbe...
-Qu'est-ce encore? dit Merlin levant son oeil au ciel.
-Platon, tu mériterais un pain, tiens! Ne t'ai-je point enseigné que tu ne sais rien? Ignorant de la Matière Invisible, tu veux aider et tu te ramènes avec ton culot d'âme en suspens dans Le Vase
Clôt...C'est qui celui-là? (Il montrait du menton Palamas)
-Euh...
Palamas poussa du coude Platon et, de façon altière dit:
-Quoi? Socrate, arrête-toi, tu gonfles d'orgueil, moi l'ermite premier je dis : heureusement qu'on était
là!
-Quoi, quoi? Et, fichtre andouille...Ce chevalier était envoyé exprès, le noir n'était qu'habit de méprise pour des ignorants tels que vous, quand bien même épris de Bien, vous foutez le bazar,
Balthazard!
-Cela ne s'écrit pas comme ça! dit Platon à son maître en colère.
-Tais- toi, toi! Va faire tes leçons, apprends! Où est ton guide?
-Mon professeur était Toi, divin Socrate, ta mise à mort fut ma mise à pied, j'ai trouvé Palamas qui en avait marre d'errer, ermite esseulé; et voilà...
-Bon, va! Je ne te hais point!
Puis Socrate s'envole, où l'on voit un tourbillon de robe de lin tirbouchonner à l'horizon d'un soleil qui se couche et se lève, où la lumière douce orangée calme un peu les
esprits...
Par alynet
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Jeudi 10 avril 2008
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15:26
Grégoire Palamas arriva flanqué de Platon,
tandis que Merlin perdit un oeil l'ayant trop arrondi et que Morgan rêvait de cabane, de fleurs, de linge frais, d'onctions, de cèpes fondants...
« PRIEZ BANDE DE FOUS!! »
« -Qu'est-ce, qui va là? Beugla Merlin.
-L'univers a de ces surprises...dit Platon.
-Tais-toi, voyons, nous n'avons pas le temps!
Michel qui met une heure...Raphaël a une angine, Gabriel, je n’ sais pas s'il a eu le message...Enfin...
-Je suis là...dit solennellement l'Ange de Morgan.
-Ah...toujours un de plus, c'est bon ça…dit Palamas
-Sais-tu qui je suis?
-Non, pas spécialement, pourquoi, je devrais?
-Je protège la femme, là, elle a une mission auprès de Merlin dont j'ai le secret.
-O.K, pas de problème, fais ce que tu as à faire…
-Manquerait plus que ça ! Voyons, homme, pour qui te prends-tu? N'as-tu donc pas appris l'Humilité?
-Ben...Ca urge là, on fera connaissance après, si tu veux bien… »
Ainsi, l'esprit pragmatique de Palamas les sauva peut-être, tandis que l'on vit et que l'on écrivit plus tard dans les livres, que le chevalier de l'Ombre ayant bravé le Ciel, se retrouva on ne
sait trop comment à cheval sur l'Himalaya, avec la foudre en travers de la bouche, les fringues en loques, ses yeux traversés par deux fioles de potion, et Palamas sur la tête en prière pure,
d'où l'on dit l'ermite pragmatique n'attrape jamais de tiques!
Par alynet
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Mardi 8 avril 2008
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19:48
Morgan, se reprenant, ficha une beigne à Merlin:
-" Enfin, réponds Merlin, tu n'y songeais pas?"
-Ben...Si !
-T'es vraiment bête, tu sais je trouve que tu dégages, pour un vieux...dit Morgan l'air malicieux..Elle-même approchant les soixante ans, son attirance pour le jeune Hutt devenait un non-sens.
-Hein?
Merlin n'eut pas le temps de réagir et d'intégrer l'info, tandis qu'au loin grondait tel un grandiose orage la venue d'une troupe de l'enfer ayant percé le Bouclier Sacré du Ciel, à la tête de
laquelle un noir chevalier hautain perçait lui, de son regard,la brume blanche se confondant avec les trois cheveux longs de Merlin...
Par alynet
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