Vendredi 1 janvier 2010
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20:50
La mère Michel en pleurs dans la forêt cramée complètement sur une grosse partie, elle se dirigeait machinalement sans le savoir vers l'ancien labo-cloître du
druide. Elle était debout les yeux perçant l'emplacement dissimulé encore, quand elle regarda le loup de mer et la fissure, et alors qu'elle se rendit compte que rien ne dissimule le temps et les
aventures, car sa mémoire se mit en place de résurgences et elle fut d'un coup attendrie, caressant la pierre le loup semblant lui sourire...
Elle se dit que jamais elle n'eut de descendance, qu'il était trop tard et que, protéger le domaine du Petit, serait une manière de faire perdurer ce qui était bien; et la forêt était bonne, bonne
au coeur et à la vie; alors entreprit-elle de rêver, assise comme elle pouvait elle faisait hue au loup pour qu'il rejoigne la mer et les racines, l'autre sourd bougeant dans l'imagination, la mère
se retrouvant encore sirène à séduire un Atlan émergé, elle changea en rêve lucide sa destinée, acceptant Panurge en sa vie sans Paulette, mettant celle-ci en hospital mais en soignante, elle put
envisager de traire les vaches avec l'épicurien en toute quiétude, tandis que celui-ci était en vrai allé vivre son aventure unique hors Brittana où il avait fort à faire encore, mais elle ne
savait pas...Alors la réalité se mêlant de ses chimères, la pauvre mère compatissante se retrouva sur un nuage avec le Grand Chevalier, qui lui signifiait de continuer ses fouilles...
Ayant soulevé toute la cendre et les broussailles, et après avoir désamorcé les différents sorts condamnant le commun des mortels mal intentionné et voleur et aussi les initiés connaisseurs et
voleurs également, elle descendit enfin souriant au brol du druide qui n'avait pas eu le temps de tout remettre en place avant son déboussolé départ, ce souvenir empêchant une vanne alors qu'elle
levait les yeux au ciel et qu'il la surveillait de loin, elle lui demanda quand-même de l'aider comme il pouvait à retrouver ces graines multiples planquées si bien, et si petites...elle crût
entendre un reproche inaudible, quand elle pointa son regard au coin nord/est où quelque chose lui sembla suspect, entendant très nettement "ENFIN!", et alors qu'elle se baissa se coinçant les
reins mais tant pis, un chat noir venant en même temps se frotter à elle marquant son territoire par la même occasion, où un chat que l'histoire avait maudit indiquait la manoeuvre salvatrice,
puisque l'autre voulant l'attraper par le cou se retournant, valdingua les quatre-fers en l'air sa tête heurtant un levier inutile au mur que personne ne voyait, tout un pan se tournant elle tourna
avec et partit encore plus en arrière puis roula, pour rebaisser ses jupes de graines poussiérantes volantes partout, elle éternua du coup si fort que le chat préféra disparaître alors qu'elle se
remit aussi les reins...mais enfin, se dit-elle riant puis toussant, j'ai trouvé!
Elle appela le chat qui ne revint jamais , venu juste donner un signe, et elle fit enfin son deuil...La mère Michel.
Par Alynet
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